Plus de terre pour te couvrir, quel sera ton linceul ?
N' y a t' il point de mot?
Pour dire le silence, sur ma tombe
J' ai posé ses fleurs, celles
Violées, arrachées à ton ailes
Par mes dents en un point précis
Où s'entrelacent les méandres du temps.
Celà avant de partir
Vers un nouvel ailleurs, une autre aube aux pleurs
Riches de fleurs fânées, de larmes grasses
Et d'odeurs lourdes de cadavres chariés par le vent.
Pour mon retour un banquet, une orgie,
Pour un moi catatonique et cloué et aveugle
Mais sans honte pour la bave.
A mon menton elle coule
En permanence aujourd'hui.
Il n'y a plus de foudre ni de fleurs
A ma table, elles ne bougent
Que pour me fuir, je les effraies
C'est ainsi. Le roi et mort,
Vive le roi ! Il n'est que rôt à l'écume
Douce-amère. Je ne suis qu'un ange qui voulut
Sa place sur terre.