Faux, sale et brutal.

Publié le par Manu Manu

Des nouvelles de l'homme : sale, faux, qui ne sait pas : où

Ni comment, mais qui y va ? Je n'en ai pas. Il

N'existe que dans le coeur des Autres, ceux-là

Qui ne l'ont jamais vu, là où tu as jugé bon

De le chercher. J'étais, déjà, ailleurs, plus haut,

D'autres brêches. Plus sombres. En Moi : je me ballade,

Entre : les mots et les têtes, esquivant les coeurs...

On se torche avec ma Rage, mon Amour, mon Âme ?

Monde merdeux, Hommes merdiques, étrons souriant,

Puisqu'il faut être heureux, l'étaler : coprophages.

Mieux vaut, soi-disant, sourire : quand leur dira-t'on

Que nous crevons déjà tous ? La seule chose à faire

Ouvrir les yeux, se taire ; qu'enfin brûlent les masques...

Que le charme se ride, devient gâteux ? Couches

Pleines, l'odeur de l'aimé devient pénible

Amoniaquée, maronnasse, emplissant la pièce

Entêtante déliquescence : l'Amour, ah

Merde, c'est plus sale et méchant : fausses-couches

Pousse : je vois son sang ! Avorton de confiance...

Les cartes sont truqués et les joueurs menteurs

On se vend des rêves contre un sourire ou un cul

Tout est faux chacun le sait et s'empresse, s'asseoir

A la meilleure place de cette table ignoble.

Publié dans Boomerang

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