Embranchements.

Publié le par Manu Manu

La mer se retire et ne se retourne pas.

Seul. J'avance... Les phares défilent

En longues trainées, parades irradiantes 

Jusqu'à la prochaine ère, le prochain vol : je trace.

On tapera des lignes et parfois des barrières,

Demain sera là ; derrière toi : il te course...

Ne me gagne pas, je n'emporterais jamais

Plus que mes pas et mes cendres : je ferai face

Aux vents, dans les embruns de l'Ennui Suprême...

Dispersées, maculées du foutre de la Rage

Nos vies souvent s'emboitent en épaves fumantes 

Irrécupérables carcasses, contours étranges,

Méduses fânées sous les néons ; aubes sales.

Publié dans Boomerang

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