Don't forget me when I am living

Publié le par Manu Manu

S'accrocher au vide,                                                                                                                                                 

Manger de la mousse

Lutter seul face aux lions de la fosse

L' Unique proie luie en moi

Elle est là, au fond de mes yeux

Celui qui le peut l'attrape s' il la veut

L'écorche et la mange

L'écorce est fébrile, je ne saurais être ange

Quoi qu'il advienne ce qui m'emmene

N'est ni la foudre ni le peut de haîne

Qui siège aux tréfonds de mes entrailles

Dans la châleur, la perfide pourriture

Qui n' a fait de moi rien d' autre qu'un épouventail

De la paille, de la merde

Foin de boussoles, m'en aller, me guident ou me perdent

Me pendre ou me vendre

De mes cheveux, de mes pieds, rien d'autre

Qu' un tas de cendres

Un de plus. De personne

Jamais ne serai-je l'apôtre

Courir décapité, sprinter entêté, étêté

Marqué du sceau serein de la vie

Qui me transperce, me laisse vide, rempli

L'envie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'envie de briser les ponts

Eclater les barrages

Supplanter les cons, troubler leur ménage,

Vider leur méninges, les prendre à leur manège,

Du haut de leur age les pendre à ma rage,

Accrocher le vent à leurs dents, leurs sourires si peu sages

Me laissent de glace, comme leurs peurs

leurs haines, leur courage

Leurs douleurs,

m' indiffèrent, ne me troublent plus

Repoussant le loup que je fus

Déguisant mes crocs de mille fleurs je saccage

Un fou dont la gorge rie

Niant l'ancienneté de son apprentissage

J'avance à pas feutrés, écrivant de sombres pages

Que personne ne lit, bloqué dans ma cage.

" Je sors aujourd' hui", dit le Prince à l' Ennui

Qui le bloque et appui

Sur sa tête pour le noyer, sombre pêcher

Le repli stratégique sera ma fuite

Pas reculer pour mieux sauter,

Plier pour mieux bondir

A la gorge du Monde, le bouffer

Je le peux, n'ai qu'à me lancer

L'issue est proche à la vérité

Je vais sauter, fini le repli

L'Ennui achevé sur son lit

Je vais; la fierté luit en moi

Le fauve, le rapace, je cris.

 

 

 


 

Publié dans Ante Meridium

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