Les cris

Publié le par Manu Manu

Des prurits sanguinolentes se détachent de mon visage

Et je souris.Je souris !

Et c'est la mort que je chante de mon corps meurtri.

Que l'on verse mon sang, qu'on le souille,

Agenouillé dans la fange, je verse un dernier flôt de larme

En direction du tréport.

Les voiles tendues vers l'horizon

En partance pour un inconnu

Ne le verront jamais.

Seul les marins naviguant sur mes pleurs

Connaîtront, certes des méandres,

Mais des aurores sur des terres inachevées.

Tremblants de voir ce que je crée par mes sanglots

Et le fiel qui me ronge, ils poseront pied à terre.

Et ne sachant que dire, à leur tour ils s'agenouilleront

Mais dans ma fange, en s'embrassant.

 

 

Publié dans Ante Meridium

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