De rien

Publié le par Manu Manu

Dans la danse, les yeux fermés,

Je ne voyais les néons braqués,

 Et dans un style qui me sied par sa douleur

J'éclipse en un rien les rats qui m'assaille.

Les deux pieds en avant la valse retentit

Et je reste seul

Fantome du monde de mes nuits

Tel un Poe semblant vide

Prenant la pause dans le vent

Ecoute crépiter les cils de ces mutants

Qui m'applaudissent de leur regard béat

Déflorer la vierge il en est encore temps

De son ventre pulluleront

Les abris à amour; de nous ils s'éloigneront,

C'est un fait, prenons les par la main.

L'honneur est, sauf erreur, décédé

Vautrons nous hors de nos pleurs 

De nos corps désafectés

Ne coule que l'amour

De voir renaître un monde

Qui depuis longtemps n'a plus cours...

Et déjà il lui saute au cou

Voulant en un rien, deux temps,

Dans la valse, l'estropier

Croisant le fer mais sans épée

Battant sans force sa coulpe pleine

Là où de l'élève et du maître

Il ne reste que lueur. J'ai pas peur.

J'ai pas peur.

J'ai pas peur.

Pas de moi.

Ni de rien.

Prends ma main,

Allons marcher 

dans la lumière de nos auras

Voir lequel en premier tombera.

 

 

 

Publié dans Ante Meridium

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