Machine gun...
Our fearful trip is done, the port is near, the bells I hear but everything must be destroy. Fuck off.
Our fearful trip is done, the port is near, the bells I hear but everything must be destroy. Fuck off.
Mais où vont les nuages quand ton regard s'éteind,
Que tes yeux se voilent ? Au Sud, comme une femme,
De pôle en pôle, comme à la ronde : la Mer s'étend.
Le sental et le musc, les couilles rétractées,
Dans un ultime soupir, j'ai souillé ton corps
Fait briller ton âme et inversé tous les axes,
Imité les accents à l'amertume sucrée...
Du bout de ma langue apercevoir ton âme
Lui voler une larme... Elle se détournera...
Tant de fois je l'ai vu faire, l'attraper ailleurs,
Je suis l'ours sur un bloc de glace, à la dérive...
C'est l'hiver nucléaire, les oiseaux chantent encore
Je fume toujours ; eux ont le cancer, moi le temps.
(ils ont le ciel et partout des nuages. Pour tous...
Je me rappelle encore les nuées limpides,
les feuilles irisées, les soleils qui brûlent
au coeur de la rosée. Cela se pourrait-il ?
Avant les arbres noirs, cendres et boues, le ciel
hanté les chairs fondues soufflées : avant ? Où ? Quand ?
L'ai-je déjà touchée ? N'est ce qu'un souvenir ?
Ma mémoire perdue aux détours d'un charnier,
là où la caresse des corps est d'abord celle
du nez, de l'odeur puis l'étreinte de la mort.)
Humus, feuilles pourries, étions-nous à l'Automne ?
"Rendez-vous manqué en haut du Genbaku Dome..."
La mer se retire et ne se retourne pas.
Seul. J'avance... Les phares défilent
En longues trainées, parades irradiantes
Jusqu'à la prochaine ère, le prochain vol : je trace.
On tapera des lignes et parfois des barrières,
Demain sera là ; derrière toi : il te course...
Ne me gagne pas, je n'emporterais jamais
Plus que mes pas et mes cendres : je ferai face
Aux vents, dans les embruns de l'Ennui Suprême...
Dispersées, maculées du foutre de la Rage
Nos vies souvent s'emboitent en épaves fumantes
Irrécupérables carcasses, contours étranges,
Méduses fânées sous les néons ; aubes sales.
Il en est ainsi : des jours et des heures, passés.
Complainte au coeur du vide, étreintes et corps à corps
Pour plier, plisser... Les souvenirs s'effacent...
Les rancunes amères s'ancrent aux détours du cuir
Et les yeux se taisent : on boira encore... La lie...
Et si j'arrête où mon coeur fume : derrière moi,
Il n'y aura rien. Sais-tu où vont les pierres
Lorsqu'elles sortent de terre ? Où étaient-elles : avant ?
Ta peau est douce, s'étire, m'étouffe : va t'en vite.
On reprend la cuiller et la flamme, faire chauffer
Le mix de bave et de bile, d'orgueil et de rage...
La blanche devient noire là où il n'y a plus de pages
Où se débattre est vain : prenez, buvez en tous
Etouffez-vous, recommencez encore surtout.
Les toiles de vos visages m'inspirent des dégouts
Des hargnes serties des plus beaux gemmes, atroces.
L'envie d'y peindre vos vies passera, le Temps
Se chargera de taveler ces masques, sangs
Usés, pourris, qui remontent... Varices au coeur...
Anévrismes de merdes qui claquent ensembles
Et rejaillissent par le nez, la bouche, vos museaux...
Mes rires, mes pleurs, mes doutes : envolés, d'autres cieux...
Vous parlez peu.